Reste
Un homme marié, une maîtresse, un amour, des mensonges, de la peur, de l’égoïsme, du sexe, du viol, un enfant élevé principalement par sa mère malgré la présence du père, des moments volés pour coucher avec l’homme marié, des week-ends dans une cabane au bord du lac, des lettres de la maîtresse écrites dans un accès de folie à la femme trompée, pendant qu’elle essaie de garder le cadavre de son amant dans un état de délire.
Je n’aimais pas la protagoniste, en fait, je la haïssais. Je la trouvais égoïste, alcoolique, enfermée dans sa propre souffrance. J’avais du mal à finir ce livre à cause de sa nostalgie pleine d’auto-apitoiement, du manque d’action, du manque d’humour, d’une histoire qui n’avance presque pas. Je me demandais jusqu’à quel point il fallait se forcer à terminer un livre quand on avait déjà conclu qu’il n’était pas pour nous.
Finalement, je l’ai fini et il m’est resté en tête pendant plusieurs jours. L’écriture est intense, et la voix de la narratrice, avec tout son auto-apitoiement, était irritante mais puissante. J’ai trouvé la narratrice tellement abominable que j’avais du mal à continuer à lire. Par contre, je pense que je lirai encore cette écrivaine. J’avais beaucoup plus aimé son précédent livre, La vraie vie.
